Taxe d’habitation : pourquoi est-ce si important pour nos petites communes ?

Le bât blesse pour les collectivités, en particulier pour les communes. A St-Paul, la taxe d’habitation rapporte à la commune 660 000 euros sur le million de recettes issues de la fiscalité locale (le reste étant réparti entre taxes foncières et taxes professionnelles), soit 66% des ressources fiscales et près de 33% des recettes totales.

Les taxes professionnelles étant passées à la CCPEVA depuis le 1er janvier, les communes vont perdre désormais la maîtrise des produits de la taxe d’habitation, donc une partie supplémentaire de leur autonomie financière.

80% des ménages seront exonérés, mais E. Macron promet que la perte pour les communes sera compensée par l’État. Risque majeur : que l’État bloque le montant reversé chaque année au montant de 2017 alors que les bases sont dynamiques et rapportent normalement toujours plus aux communes (hausse de la population, hausse des valeurs locatives). Autre risque : que l’État diminue petit à petit ses compensations aux communes au nom de la rigueur budgétaire et des économies à réaliser. Dans tous les cas, comment ne pas s’inquiéter pour le financement des services publics de proximité de base ? Accueil du public, entretien des routes, soutien aux associations, rénovation des bâtiments publics, des écoles … des questions que nous nous posons déjà aujourd’hui et qui risquent de s’amplifier. Dans le même temps, (certains) citoyens attendent toujours davantage de la collectivité. Une équation qui sera difficile à régler, mais au bout du compte, celui qui paie restera le même.

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